Le pilier qui nous manque dans une bonne communication

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas pris la plume pour Ă©crire par ici. Aujourd’hui, j’avais envie de te partager une rĂ©flexion, ou peut-ĂȘtre un constat. Que je me fais, en observant ce qui se passe autour de moi : le pilier qui nous manque dans une bonne communication !

La communication : le coeur de nos relations

On ne va pas se mentir, on voit fleurir sur les rĂ©seaux sociaux, dans les magazines, les Ă©missions tĂ©lĂ©s diffĂ©rentes techniques pour apprendre Ă  bien communiquer. On ne compte plus le nombre de livres sur ce sujet ! Que ce soit la Communication Non Violente (alias la CNV), les 5 langages de l’Amour, la Communication non-verbale et j’en passe.

Toutes ces techniques sont là pour améliorer notre façon de communiquer ! Car on le sait, une mauvaise communication peut engendrer des incompréhensions, des quiproquos, des disputes, etc.

Si on souhaite l’amĂ©liorer, c’est avant tout pour pallier ce manque de « comprĂ©hension » que peut avoir la ou les personne.s en face de nous. De ce fait, avoir de meilleures relations avec les autres. Car mĂȘme si l’Homme peut ĂȘtre un « animal solitaire » par moments, nous avons un Ă©norme besoin de connexion, de liens : de RELATIONS ! Sans relation, nous nous refermons petit Ă  petit sur nous-mĂȘmes.

Mais à quoi ça sert de bien communiquer ?

A exprimer nos besoins, nos attentes, nos dĂ©sirs, nos rĂȘves, nos directives pour un projet, placer un cadre, et j’en passe.

C’est aussi un outil puissant pour laisser vivre nos Ă©motions, libĂ©rer notre stress et nos angoisses. Car « Tout ce qui ne s’exprime pas, s’imprime dans notre corps physique » ! Il est donc important de trouver une personne avec qui nous allons pouvoir communiquer afin de libĂ©rer toutes ses tensions que nous gardons Ă  l’intĂ©rieur de notre corps. Il est donc important que la personne en face de nous, soit capable de comprendre le message que nous souhaitons faire passer.

Pourtant dans une grande majoritĂ© des cas, il manque UN ÉLÉMENT ! Qui a mon sens et l’Ă©lĂ©ment central d’une bonne communication….

LE pilier d’une bonne communication avec les autres !

J’observe, depuis quelque temps, que malgrĂ© toutes ces techniques pour nous permettre de mieux nous exprimer, un Ă©lĂ©ment essentiel manque Ă  l’appel. C’est Ă  mon sens l’Ă©lĂ©ment principal, celui au coeur d’une bonne communication : l’Ă©coute !

ATTENTION par n’importe quelle Ă©coute ! Ce qu’on appelle une Ă©coute « ACTIVE ». C’est-Ă -dire qu’on va laisser parler la personne sans la couper, sans penser Ă  la rĂ©ponse qu’on veut formuler, en prenant le temps de bien comprendre chaque mot qui sort de sa bouche. En rĂ©sumĂ© : lĂącher le mental ! Mettre de cĂŽtĂ© ce petit soldat dans notre tĂȘte qui ne cesse de pĂ©daler pour trouver des solutions et des rĂ©ponses.

Qu’est-ce qu’une Ă©coute active ?

1 – Ecouter

En premier lieu c’est de mettre de cĂŽtĂ© le mental et d’activer son Ă©motionnel ! On Ă©vite de penser Ă  la rĂ©ponse qu’on va formuler avant mĂȘme que notre interlocuteur est terminĂ© sa phrase. On accepte, qu’il puisse y avoir des silences ! Car le silence fait partie d’une bonne Ă©coute ! Il peut faire passer des Ă©motions (positives ou nĂ©gatives).

Notre attitude est tout aussi importante. Comme :

  • Se rendre pleinement disponible en supprimant toutes distractions. Cela permet d’indiquer que nous sommes prĂ©sent Ă  la conversation. (Éviter de regarder son tĂ©lĂ©phone, de faire une autre activitĂ© ou de penser Ă  la liste de choses Ă  faire.)
  • Avoir un contact visuel avec la personne, en ayant des petits mouvements de tĂȘte pour approuver ce qu’elle dit ou en utilisant de courte approbation comme « je comprends », « oui », etc.

2 – Clarifier

Un mĂȘme mot peut avoir un sens diffĂ©rent en fonction des personnes.

Exemple, j’emploie souvent le mot « petit » car dans mon inconscient « tout ce qui est petit, est mignon ! ». Cependant, ce mot peut ĂȘtre interprĂ©tĂ© de maniĂšre pĂ©joratif selon notre vĂ©cu, notre histoire. Selon le contexte dans lequel je me trouve, je n’hĂ©site pas Ă  donner ma signification ou Ă  employer un autre mot.

Il est donc important de clarifier le message que la personne a tentĂ© de nous transmettre. Pour ĂȘtre sĂ»r d’avoir reçu le bon message ! Ne pas hĂ©siter Ă  employer des questions comme : « Qu’est-ce que tu entends par … ? », « Peux-tu me donner plus d’Ă©lĂ©ments sur ton idĂ©e ? », « Je ne suis pas sĂ»r d’avoir bien saisi le sens de … », « Peux-tu clarifier ce point ? Je ne suis pas certain.e de bien comprendre … ».

3 – Reformuler

La reformulation permet de vĂ©rifier la comprĂ©hension du message qui nous a Ă©tĂ© transmis et de montrer Ă  notre interlocuteur que nous l’avons bien Ă©coutĂ©.

Il existe plusieurs façon de reformuler.

  • La reformulation « écho » qui consiste Ă  rĂ©pĂ©ter les propos de notre interlocuteur pour l’inviter Ă  dĂ©velopper sa pensĂ©e.
    Exemple :
    – « J’aimerais changer ! »
    – « Tu aimerais changer ?  »
    – « Oui, je pensais Ă  revoir ma façon de m’habiller. »
  • La reformulation « miroir » qui permet de reprendre une idĂ©e, un ressenti en la reformulant avec nos mots pour vĂ©rifier que nous avons bien saisi le sens du message.
    Exemple : « Tu veux dire que  », « Si je comprends bien   ».
  • La reformulation « clarification » qui nous aidera Ă  aller droit au but quand un sous-entendu existe.
    Exemple : « Autrement dit / En clair / ConcrĂštement, si rien ne change, tu songes Ă  … ? »
  • La reformulation « synthĂšse » qui recentre le dialogue sur l’essentiel, de valider les prioritĂ©s pour le passage Ă  l’action.
    Exemple : « En rĂ©sumĂ©, 
 « , « Si je rĂ©sume
 « , « Peut-on synthĂ©tiser en disant que  »

Parfois, la personne voulait juste ĂȘtre Ă©coutĂ©e

Souvent, on se rend compte que la personne en face de nous, voulez juste ĂȘtre ÉCOUTER ! Il n’y a pas forcĂ©ment de rĂ©ponses, de solutions Ă  apporter sur ce qu’elle vit. Le besoin Ă©tait de nommer son ressenti, ses Ă©motions afin de pouvoir les libĂ©rer.

De ce fait nous ponvons peut-ĂȘtre juste lui rĂ©pondre par un « Oui, je te comprends », « Oui, je te vois, je t’entends ». Ou un simple cĂąlin car elle a besoin de rĂ©confort.

UN pilier aussi pour notre communication envers nous-mĂȘme

Car qui dit Ă©couter l’autre, dit aussi, et avant tout, s’Ă©couter SOI !

Combien sommes-nous Ă  ne pas voir les signaux que nous envoie notre corps ? Que ce soit par de la fatigue, des douleurs, des maladies. Ce sont pourtant des signaux qui nous alertent que nous avons peut-ĂȘtre Ă©tĂ© au-delĂ  de nos limites, de nos capacitĂ©s.

Apprendre Ă  Ă©couter l’autre revient donc aussi Ă  apprendre Ă  s’Ă©couter ! Que ce soit en se posant des questions comme :

  • Est-ce que c’est vraiment dans cette direction que je veux aller ?
  • Est-ce que ma vie me convient ?
  • Est-ce que je ne suis pas moi-mĂȘme en train de m’abandonner en faisant passer les autres en prioritĂ© ?
  • Est-ce que j’aime ce que je fais ?
  • Est-ce que je me sens bien avec la personne qui partage ma vie ? Est-ce que mon coeur bat toujours aussi fort quand je suis avec cette personne ?

C’est une liste non exhaustive que je t’invite Ă  te poser pour apprendre Ă  t’Ă©couter !

Alors, est-ce que tu es prĂȘt.e Ă  mettre en place l’Ă©coute active et l’Ă©coute envers toi-mĂȘme ?

Crédit photo : Volodymyr Hryshchenko / Unsplash

Tags :
Pas de commentaire

Poster un commentaire